dimanche 23 mars 2014

Et l'apprentie décrocha...

Je vous quittais il y a quelques mois, fraîchement diplômée, mais déjà désabusée.

2 jours avant la rentrée, on m'a enfin appelée. Une proposition loin de mes aspirations, mais un remplacement à l'année, une permanence rapide à la clé et un salaire assuré. J'acceptais donc ce poste en 3e année.

J'ai tenu 2 mois, avant de démissionner. Une charge de travail qui m’asphyxiait, une mentalité professionnelle très particulière, des élèves difficiles et aucun soutien de la part de mes pairs: trop pour un seul petit bout de femme encore inexpérimentée.

Chanceuse j'ai été. Il n'est vraiment pas bien vu de sortir du cadre et de ne pas respecter son contrat.
La commission scolaire a-t-elle respecté le sien envers moi, elle ?
La question est ouverte.

Le besoin en suppléance étant criant, on m'a offert de seulement mettre une note négative à mon dossier et de le laisser ouvert pour faire quelques remplacements à la journée.
Terminés pour moi les contrats au primaire régulier. Tant mieux, loin de mon champ d’enseignement et de mes compétences, je ne souhaitais pas réitérer l'expérience.

Déprimée, fatiguée, voyant mes chances de trouver un emploi stable s'éloigner, je faisais mes bagages avec un goût amer.
4 ans d'étude, 3 ans de suppléances en tous genres, des contrats dans un Cegep, dans une université, de bons commentaires, des stages réussis et tout ça pour... rien ?!
On me disait pourtant que j'étais faite pour ce métier. M'avait-on menti ?

Et bien, si le système scolaire québécois ne veut plus de moi, voyons voir si le reste du Canada m'ouvre les bras.

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3 jours avant de prendre l'avion pour l'ouest, je reçois un appel.
Un temps plein, aux adultes, mon rêve.

Que faire ?


À suivre...




mercredi 17 juillet 2013

Et l'apprentie diplôma...

Voilà, c'est fait.

Il y a un mois, on m'équipait d'une toge et d'un mortier pour reçevoir ce petit morceau de papier qui me faisait tant rêver.
Quatre longues années à étudier, travailler, fatiguer, stresser, mais aussi rêver...

Rêver de ce poste tant coinvoité. Rêver d'une vie plus facile et stable à l'aube de ma 28e année,  Rembourser mon prêt, partir en vacances, acheter un nouvelle voiture et une maison...

M'ouais.

Dans deux petites journées, je rejoindrai le monde de la recherche d'emploi et de la précarité.
Jusque-là, la chance me souriait: un contrat dans ma classe de stage 3 jusqu'à la fin de l'année, puis un emploi dans le cégep où j'ai l'habitude de travailler.
Je l'avoue, un court instant, j'ai cru que les statistiques disaient vrai et que les départs à la retraite promis arrivaient.

Mais non.

J'ai fait le tour des écoles, envoyé des dizaines de CV. Mon dossier est à jour dans 90% des commissions scolaires du Québec.
Même les commissions scolaires du bout du monde ont eu la surprise de reçevoir beaucoup de candidatures cette année. Résultat, mon beau projet d'aller me perdre sur la Côte-Nord s'est doucement envolé...
J'ai bien eu un appel d'une commission scolaire anglophone. Tout ce qu'ils avaient à me proposer était un contrat à 60%, dont 40 était pour l'enseignement de l'anglais...
Pendant ce temps, je voyais mes collègues avec déjà pas mal d'années de métier perdre leur tâche et d'autres n'avoir accès à rien dans notre champs (20) malgré une belle petite place sur la liste de priorité.



Maintenant, le doute s'installe doucement.

Aujourd'hui, j'ai déposé ma demande de RP. Comprendre Résidence Permanente, ou vie à long terme dans le pays qui m'a si gentiment adoptée. Je l'avoue, une petite larme j'ai versée...
On m'a fait signer un papier pour me faire jurer que ce sera au Québec que je m'établirai.
Je l'ai signé avec mon coeur, mais ma tête me dit que pour le bien de ma carrière professionnelle et de mes finances personnelles, ma vie, il serait peut-être bon de la vivre ailleurs...

Qui sait?



mercredi 16 janvier 2013

Vers l'infini et au-delà !

Bien le bonjour, Ô toi cher lecteur que j'ai délaissé.

Il faut dire que l'apprentie, elle a eu bien assez de choses à penser cette dernière année.
Dans une troisième, puis un début de quatrième année d'université, c'est qu'on sait bien nous tenir occupés! 

Brasser de l'air et pitonner sur un clavier, c'est à peu près tout ce que j'ai fait, mais ça a eu le mérite de nous laisser croire qu'on se formait. Enfin, par le nous, j'entends une majorité plus ou moins relative... Et par majorité relative j'entends...Hum... bon, passons.

Si je suis ici, ce n'est pas pour vanter les mérites du merveilleux programme universitaire que j'ai suivi, mais plutôt pour regarder vers l'avenir.
Parce que oui, à la façon d'une Gloria Gaynor francophone, j'ai envie de vous crier "J'ai survécu!" (ou "Gé survaiqu", selon...).
Bon, ne crions pas victoire trop vite puisqu'il me reste 2 semaines de cours et un stage 4, mais j'ai bon espoir d'en sortir indemne.

Alors, maintenant, je vous pose la question ultime: une apprentie, quand elle perd ce statut si pénible, mais tellement rassurant, ça fait quoi ?

Les futurs retraités d'il y a quatre ans semblent tellement aimer l'enseignement qu'ils ne l'ont pas quitté. Depuis un an, seulement une certaine catégorie de gens peuvent espérer voir leur demande d'immigration acceptée.
Alors, nous, finissants en enseignemant du français langue seconde, nous voilà bien embêtés!

Un marché de l'emploi comme-ci comme-ça, pas d'amoureux, un raz-le-bol de la ville et une envie de changer d'air plus tard, l'idée m'est venue.
Tiens tiens tiens, si je partais en région éloignée?

Le Nunavik ayant refusé ma demande pour cause de -taspastaresidencepermanenteestidimmigreetannante-, il me reste deux choix:
- la Commission Scolaire du Littoral
- la Commission Scolaire Crie.

Pour un début de carrière, ça m'a l'air tout un défi!

samedi 24 décembre 2011

Une histoire de Noël

En ce temps de fêtes, je ne résiste pas à l'envie au besoin de vous conter une petite histoire.
Il était une fois, une fille qui n'arrivait pas à comprendre comment s'inscrire à ses prochains cours universitaires. Désemparée, cette future enseignante fit le choix de lancer un appel à l'aide auprès de ses camarades de classe. La proposition était simple: elle donnerait ses codes d'accès pour qu'une bonne âme puisse procéder à son inscription. En échange, elle offrirait à son sauveur une vingtaine de dollars.
Non, cette fille n'est pas moi. Je fais partie des personnes à qui l'on a proposé cet argent pour ce simple petit service. Naïve que je suis, j'ai cru à une mauvaise blague.
J'ai compris qu'il n'en était rien quand une fille a finalement accepté de donner 5 minutes de son temps contre non pas 20, mais 40$.

Je vous pose donc la question: mais dans quel monde vit-on ? Et quel genre d'enseignants sortira de l'université l'an prochain ??

 ..

Voilà trois mois que je ne viens plus écrire ici, je n'en ai pas vraiment ressenti le besoin.
On partage moins quand tout va bien.
En janvier, je retrouverai mes camarades de 3e année. À mon avis, vu comme c'est parti, je vais en avoir à vous raconter....

D'ici là, passez de bonnes vacances et de joyeuses fêtes pour être prêts à attaquer cette nouvelle année.

mardi 13 septembre 2011

Divergence

À l'heure du collège (secondaire) et du lycée (cegep), je délaissais Balzac et Maupassant pour exceller dans un tout autre domaine.
Ma professeure de français, affolée, est venue me voir pour me parler de mes résultats au baccalauréat (DEC) dans sa matière.
« 5/20 alors que tu étais si brillante quand tu as commencé ton secondaire, mais que s'est-il passé ?»




La vérité, c'est que depuis longtemps déjà la parabole n'était plus qu'une courbe dans mon esprit, en aucun cas une figure de style... 
Les mathématiques et leur côté concret avaient, au fil des années, su tenir éveillé mon esprit et j'y trouvais des défis que l'école semblait vouloir de moins en moins m'imposer. 

Pas mal d'années après, je ne m'attendais pas à ce que cette matière vienne de nouveau me réveiller. 
Mais il faut croire que ça y est, je redécouvre enfin le plaisir d'étudier!

mercredi 7 septembre 2011

Un peu d'histoire mathématique

 
 Prof: Les hommes des cavernes faisaient des entailles sur un bout de bois pour compter le nombre de bisons tués. Plus tard, l'homme a regroupé ces entailles par paquets afin de faciliter le comptage.
...

Étudiante: Madame, j'ai pas compris l'histoire des entRailles?!

mardi 6 septembre 2011

Ces feuilles qui valent de l'or

 Aaaah les étudiants, ces vaches à lait.

En deux ans, j'ai remis 105$ en argent comptant à mes professeurs pour en tout une quarantaine de feuilles sous le couvert des «frais de photocopies».
J'sais pas, j'suis peut-être pas au courant de certaines redevances...

Bref, je vais avoir du mal à sortir ces nouveaux 27$ pour des textes dignes des articles du «Journal de Montréal».

Je ne parlerai pas du chantage qu'une de mes professeures de 1e année nous a fait: «Pas d'argent, pas d'examen!»

Oups, ça m'a échappé...

jeudi 1 septembre 2011

L'an 3

La baccalauréat en enseignement, c'est un peu comme une grossesse. C'est un peu long, surtout vers la fin...


Bonne rentrée à tous!

samedi 6 août 2011

Français langue seconde: des possibilités sur la région de Québec ?

Je ne trouve pas beaucoup d'information sur les possibilités d'emploi sur la région de Québec dans mon domaine (français langue seconde).

J'aime bien la métropole, mais depuis le début j'ai l'idée d'en partir.
J'ai fait des recherches au niveau des commissions scolaires du côté de Québec, mais c'est difficile d'avoir des informations claires sur leurs besoins.

Des lecteurs sont dans ce coin  ?

samedi 30 juillet 2011

Sursaut d'été...

Le problème quand on décroche un bon travail dans son domaine à temps plein pendant deux mois (avec, qui plus est, des étudiants merveilleux et des conditions de travail plus que correctes),  c'est que le retour à la réalité étudiante et toutes ses galères risque d'être très violent quand reviendra septembre...

Les conséquences d'une année complète sans vacance commencent à se faire sentir aussi et l'idée de retrouver 5 cours à suivre à l'université et 3 emplois à la rentrée me déprime déjà...

Bref, si j'agissais sur un coup de tête, je garderai mon emploi actuel et je lâcherais ces satanées études que je ne suis pas certaine de pouvoir terminer un jour.
Mais! Je suis une adulte maintenant qu'il parait et j'en ai déjà assez ch*** pour tout laisser tomber maintenant...

Sur ce, l'apprentie prof vous souhaite une bonne fin d'été.

jeudi 9 juin 2011

Perspectives d'avenir

Un billet (je devrais plutôt dire un blogue entier) à lire:
Le professeur masqué: L'enseignement, une carrière d'avenir?
Voici un petit tour rapide de ce que j'ai lu et entendu en 2 années d'université sur le sujet.

Pour les permanents je ne sais pas, mais des postes irréguliers, ça, j'ai l'impression que ça ne manque pas...

J'aurais supplée jusqu'à la toute fin d'année. Je suis quand même chanceuse, je ne travaille que pour une école (exceptionnellement, j'en dépanne une deuxième) et les enseignants négocient directement avec moi, ce qui me permet de savoir où je vais.
Par contre, je n'apprécie mon statut de suppléante que grâce à mes deux autres emplois qui m'assurent un salaire régulier pour palier à un éventuel manque à gagner. Mais cumuler des heures ainsi demande de gros sacrifices. Je n'ai jamais eu les yeux aussi cernés et aussi peu de temps pour décompresser. 
J'avoue qu'une fois diplômée, garder ce statut ne va pas forcément m'enchanter et pourrait sérieusement me décourager si ça venait à perdurer. Suppléer amène beaucoup de stress, de frustrations, d'incertitudes et une certaine précarité.
Comme personne ne semble vouloir s'accorder sur la réalité du futur marché (on entend tout et n'importe quoi à l'université et dans les écoles sur les prévisions du MELS), j'en suis venue à compter sur ma bonne étoile et à garder pour devise un "qui vivra verra" pour l'avenir. À vrai dire, dans beaucoup de cours de mon université, les paroles ne sont guère encourageantes. On nous annonce 2 ans, 5 ans ou parfois même 10 ans de suppléance et de contrats irréguliers avant d'obtenir une permanence, voire même ne serait-ce qu'un contrat pour l'année.

En enseignement du français langue seconde, nous sommes, toujours selon les dires, tout de même chanceux: les perspectives d'emploi dans le secteur "adultes" semblent être plutôt encourageantes.
Une porte de sortie si les prévisions maussades (un jour on nous dit que la clientèle allophone va augmenter, le lendemain on nous annonce que des fermetures de classes sont à prévoir) venaient à se confirmer pour l'enseignement au primaire et au secondaire.

Bref, tout ça je ne l'écoute plus et les coupures de journaux je les mets directement à la poubelle. Si vous avez LA source fiable, ou une boule de cristal, je vous en prie, donnez la moi.

À vrai dire, pour le moment, le marché du travail me comble parfaitement. En deux ans de bac, je n'ai pas eu besoin de travailler au McDo puisque l'enseignement paye déjà mon loyer et mes études. Je n'ai pas eu besoin de me chercher une job d'été, on me l'a donné, j'ai même eu à en refuser, à regret.
Le seul point noir reste ces foutus stages, non payés...

Vraiment, de mes yeux d'étudiante je n'aurais pu rêver mieux et je me sens très privilégiée.
Pouvoir déjà vivre de ce pour quoi on étudie n'est pas donné à tout le monde. En plus, le salaire n'est pas franchement mauvais (on m'a déjà dit que je me contente de pas grand chose parce que je viens d'un milieu ouvrier...).


Au fond, j'espère vraiment ne pas trop galérer pour obtenir un poste régulier.Pas la permanence, faut pas abuser, juste un temps plein à l'année (...).
Je suis une éternelle optimiste, je sais.Reste à savoir si ce sera toujours le cas une fois que j'aurai gradué...
Bref, allons-y un jour à la fois et pensons d'abord à demain:

Un vendredi, en toute fin d'année dans une classe de 6ème année.
Je sens que je vais bien m'amuser... 

jeudi 26 mai 2011

Comme le nez au milieu de la figure....

"L'apprentie, I received a very positive comment about you from one of your students today...Very cool!" [Le boss]


Dire que je pensais que ça ne collait pas du tout avec ma "mini classe" de cette session...


L'apprentie est bien occupée ces temps-ci. Mais si vous saviez comme elle est heureuse d'exercer le plus beau métier du monde!
Voilà deux ans que je me questionne sur le niveau avec lequel j'aimerais, dans l'idéal, travailler.
Primaire, secondaire, adultes? Quel cycle, quelle matière? Accueil, régulier? Un vrai casse-tête.
Je commençais à désespérer, mais j'ai enfin trouvé la réponse. C'est un sentiment bizarre que de se sentir parfaitement à sa place et de se voir compétente avec un public avec lequel vous juriez ne jamais travailler. 

La vie m'a joué un vilain tour. Mais quel beau tour!

samedi 14 mai 2011

Coquillages et crustacés

Avez-vous déjà ressenti l'envie de tout laisser là et de partir sur un coup de tête, direction soleil, plage et cocktails?

Allez hop, demain, je pars à Cuba fêter la fin du stage, ma belle évaluation et la validation de cette seconde année.

Ouais!!












Euh, en fait non.
Demain, je travaille et je vais rentrer avec de belles évaluations à corriger.
Lundi, je retrouve mes petits 4 ans qui vont bien occuper mes journées.
Aussi, j'ai mes cours du soir à préparer et à donner...
Ah! Et j'ai encore 2 travaux universitaires à taper ..

Je suis fatiguée et, le seul soir où j'peux très tôt aller m'coucher, mon voisin décide d'inviter des copains et de s'extasier devant un match de hockey.

Ouin, ch'tannée.


Le pire dans tout ça, c'est qu'aujourd'hui j'ai eu mon seul jour de congé depuis -hum- j'ai arrêté de compter.
Franchement, je n'ai même pas eu l'goût d'en profiter. J'crois que je ne sais plus faire rien d'autre que travailler.

C'est fou, j'ai vraiment l'impression d'être une droguée.

Je ne vois plus mes amis, ma famille n'a pas reçu de mes nouvelles depuis un bout. Je n'ai même pas ressenti le besoin de rentrer leur faire un bonjour et je n'envie même pas ces immigrés arrivés en même temps que moi qui partent quelques semaines au pays se ressourcer. 
Non, je ne pense qu'à travailler, travailler, travailler, travailler.

Je ne me suis même pas rendu compte de tout ce stress et cette fatigue accumulée.
C'est le jour de ma supervision que le temps s'est arrêté et que j'ai failli craquer.On a eu beau me dire que tout s’était bien passé, je me mordais les lèvres pour m'empêcher de fondre en larmes.
Non mais franchement, ça aurait eu belle allure...



Voilà, c'est fait, le sac est vidé.
Merci oh toi grand blogger, ma soupape de sécurité.

vendredi 6 mai 2011

Euuuuuuuuh

Courriel reçu ce jour.

AVIS: Stage 2 ajustement pendant des heures dans le stage

En réponse de la constellation de pressions inhabituelles au Stage 2 prévue cette année y compris les examens de McGill, de Pâques, d'autres observations religieuses et des journées commission scolaire PED, Le Bureau des Stages  ajusté des politiques qui s'appliquent à Stage 2 afin de satisfaire les règles MELS pour les heures dans le stage. Alors, tous les élèves doivent faire 14 jours complets de Stage 2. Ce ne devrait pas poser des difficultés excessives car il est clairement indiqué sur le site web OST que les étudiants sont de ne pas faire des plans pour une semaine après le stage.


Est c'que c'est une blague ??????????????

mercredi 4 mai 2011

Bilan de fin de session

L'apprentie étudiante:

Je vais devoir me répéter trèèèès souvent "cette session, ma plus mauvaise note est un B" pour y croire.
J'ai beaucoup aimé deux cours et même qu'ils m'ont été utiles, wow!
J'ai énormément de reconnaissance envers cette professeure universitaire qui a ravivé en moi cette envie de m'investir dans mes études.

L'apprentie suppléante

La semaine dernière, venaient témoigner deux finissantes du baccalauréat lors de notre séminaire de stage.
"La suppléance est une chose ingrate" qu'elles disaient.
À croire que je suis la plus chanceuse au monde: on m'appelle, on m'appelle, sans cesse.
Et dès la fin du stage, je retrouve mes préscolaires....

L'apprentie auxiliaire

J'ai eu un choix à faire: retrouver les p'tits monstres de 4 ans ou rembarquer pour une nouvelle session d'enseignement à l'université. Comme vous avez pu le lire un peu plus haut, mon choix est fait.
(jamais ô grand jamais je n'aurais pensé enseigner en maternelle un jour. Et bah voilà, c'est fait)

L'apprentie -presque- prof'

J'aime tellement mon nouveau travail au cégep.
En entrevue, on me préparait à devoir faire cours chez l'ami Tim Hortons avec des groupes de 40 étudiants sans budget aucun.
Je me retrouve dans une salle équipée d'un ordinateur avec écran tactile, d'un projecteur, d'un système de vidéo et tout le tralala. En plus, pour compter mes étudiants, j'en ai assez de mes 10 doigts.

Soit le gars qui m'a fait passer l'entrevue voulait juste se foutre de moi, soit c'est de l'humour anglophone.
J'sais pas.

En tous cas, j'adore mon petit groupe et, même si j'ai ma journée de stage dans les pattes, c'est avec plaisir que je pars les retrouver pour ce cours du soir. 

L'apprentie du dimanche

Je n'ai plus de vie sociale,je ne sais même plus à quoi ressemble mon appartement. Ma vie amoureuse est réduit au néant et ma famille doit avoir lancé un avis de recherche en France.
Bref, il y a des moments où je pense sérieusement à - au moins- arrêter de travailler le dimanche.
M'enfin, j'peux pas: l'air de rien, j'm'y suis attachée à ces p'tits trop studieux.
Alors j'vais les accompagner jusqu'àl a fin de l'année scolaire, au moins.

L'apprentie stagiaire

Le stage? Ben, il passe...
J'peux pas vraiment dire que ça ne marche pas. J'ai de bons commentaires et tout ça (encore faut-il que je ne me rate pas lors de la visite de mon superviseur), mais que voulez vous, ça ne me plait juste pas.
Non, vraiment, je n'enseignerai jamais en immersion (bon, en supposant que ça ne fasse pas comme pour les maternelles) et encore moins dans un établissement primaire anglophone (sauf si les deux écoles que j'ai vues ne sont pas représentatives de l'ensemble).
Ce que je vois va à l'encontre de tout ce que je pense et imagine pour ma carrière future.
Pire, si je n'avais pas déjà foulé les cours d'écoles et vu de belles choses avant ce stage, je pense que je ne serai tout simplement plus dans l'enseignement.

Néanmoins, cette expérience m'aura au moins ouvert les yeux sur deux choses.
La première, c'est que j'ai une idée précise sur le type d'enseignante que je veux devenir.
La seconde? C'est que peu à peu, s'éloigne de moi ce statut d'apprentie.

(En passant, bien le bonjour à vous, cher visiteur du ministère de l'éducation. Je vois que vous avez à coeur de surveiller vos poulains...)

vendredi 29 avril 2011

Quand le ministère terre

Cette semaine, sont arrivés les "tests du ministère" dans la classe (primaire immersion) où j'effectue mon stage.Je vais (encore) avoir besoin de vos lumières sur ce point afin d'éclairer ma lanterne.  
J'espère avoir manqué une donnée de l'équation ou être tombée sur une exception.

Si j'ai bien compris:

Ces tests sont donc distribués, et surveillés, par l'enseignant qui décide de la date et l'heure de l'examen. S'il le souhaite, il peut décider de faire la partie compréhension de texte le lundi, puis la production écrite le jeudi.
Il aura eu connaissance du sujet et des questions bien avant et pourra, à sa guise, préparer ses élèves à l'examen (vous voyez où je veux en venir?)


Par la suite, les écrits seront corrigés par un autre enseignant (la belle affaire...) lors d'une journée de "libération" dans les locaux de la commission scolaire.

Question: que fait le ministère de l'éducation de ces résultats et à quel point les trouve-t-il pertinents?

[Terrer vt. Reporter dans le haut d'une propriété en pente la terre que les eaux ont entraînée en bas.]

jeudi 28 avril 2011

C't'encore drôle.

Stage n.m Grosse mascarade organisée.


En passant, encore un "moi je" durant le séminaire où je me trouve en ce moment et je quitte la salle.
Je n'en peux plus de ces filles, je vais craquer. Je me demande si ce n'est pas le grand retour de l'émission surprises sur prises.

Pour le stage, pas folle la guêpe, je publierai mes billets une fois celui-ci terminé.
J'peux néanmoins vous résumer ces trois premier jours comme ceci: je suis découragée.


Donnez-moi ce diplôme siouplait. Ayé, je me sens prête à aller enseigner toute une année. Tout ce que je ne sais pas encore, promis, je l'apprendrai.
Parce que là, franchement, j'ai l'impression de sérieusement régresser. 

lundi 25 avril 2011

3, 2, 1, partez...

Dans quelques heures, c'est le stage 2 qui débute. Un stage placé sous le signe du doute, encore...

Vos commentaires ont su en balayer quelques-uns d'ordre professionnel et je vous en remercie.
Ne m'en veuillez pas de ma non réponse.

J'ai bien quelques raisons, comme le fait d'avoir passé 3 jours sous le signe du "mon dieu j'ai mal, abattez-moi!" suite à un petit soucis de santé.
C'est dans ses moments là que je m'ennuie de mon médecin et des petits plats de ma maman.

Cette seconde année d'expatriée, je la vis plutôt bien. D'ailleurs, j'ai décidé d'annoncer à ma mère qu'elle ne verra pas sa fille avant - au plus tôt- la fin d'année.
Certains disent que je vais finir par la tuer.
Alors, l'air de rien, je commence à ressentir un méchant sentiment de culpabilité.

Puis, d'être alité vous donne un bon moment pour penser, ressasser, retourner vos idées.
Pourquoi je suis venue au Québec? Est-ce que je vais y rester?
Ce diplôme, vais-je réussir à terminer de le payer?
Vais-je encore tenir cette cadence folle longtemps?
Et ces foutus cours de littérature -bourragedecranequetoublieunefoislanotedepassagedécrochée, vais-je réussir à les passer (échec cuisant en 1ère année) ?

Et revient inlassablement la principale question du moment: le Canada me délivrera t-il ce fameux visa permanent?
En ce moment, il n'y a que des histoires d'horreur qui circulent.
Refus, délais qui se comptent en années, frais qui se montent à des sommes de plus en plus astronomiques. Pourtant, je suis toujours aussi motivée à le demander, ce sésame, mais je ne sais pas si on va me l'accorder.
Je lance l'affaire en juin 2012, date à laquelle j'ai officiellement le droit de demander ce statut permanent.

Mais...

Dans un an, je n'aurai plus de statut légal ici et un baccalauréat inachevé.
Dans un an, la suite de l'aventure ne tiendra qu'à un bout de papier qu'on voudra, ou non, bien me renouveler.

Puis ça, bah ça commence sérieusement à me peser.

Bref, blablablabla, je parle beaucoup pour ne rien dire en ce moment, arrêtez-moi.

J'ai tout de même tiré une leçon de ce repos forcé: ces soucis, le travail me les fait oublier.
Alors -tatata-, je vous annonce qu'emploi numéro 4 est arrivé: un travail de professeur de français langue seconde dans un milieu encore méconnu pour moi: le cégep.

Bah oui, vous pensez bien que mon esprit provocateur a réagi en apprenant que, durant le stage, on nous "interdit" de travailler.
Et bien, c'est la totale: cours en école privée le dimanche et cours du soir durant la semaine.
Mouahahahahaha j'vais leur montrer qu'on peut l'faire!

Allez hop, je lance officiellement l'aventure Stage II demain, à 7h42 (ouin, pourquoi commencer les cours si tôt?) .
J'ai reçu mon placement jeudi dernier: grade 5 dans une école anglophone près de chez moi.
Jusque là, c'est pas mal.
La déception vient du fait que l'université ne s'est pas foulée et a placé deux étudiants par classe.
Franchement, bof, j'aurais aimé ça être toute seule et avoir un prof' référent rien qu'à moi. C'est mal?
Heureusement, c'est une amie, et voisine de surcroît, qui sera avec moi. On a déjà travaillé ensemble et ça fonctionnait bien, j'espère donc que cette expérience ne sera que profitable.

Ah, et l'information ultra super importante que je me dois de mentionner est la suivante: mon professeur référent est bien à noter au masculin!
Ouais ouais!

mardi 19 avril 2011

Pédagogie 101...

... ou pédagogie pour les nuls.

J'en appelle à vous, chers ainés.

Peut-on devenir un bon pédagogue ?
Est-ce inné ?
Est-ce peine perdue pour ceux qui n'ont pas tout de suite "le truc"?

Je me sens tellement démunie quand je suis incapable de trouver les mots justes pour expliquer un concept, un mot, une phrase...
Je me sens tellement nulle, inutile, pas à ma place.



Que dire quand je découvre carrément la matière en même temps que les élèves ou que je ne comprends pas moi même l'exercice que je leur demande de faire?
Je sais bien que la suppléance entraine plus facilement ce genre de situations, mais quand même...


Ouin, rien que d'y repenser me donne le goût d'pleurer.


J'ai eu le coeur tellement serré en quittant école préférée.
Je n'y reviendrai pas avant un bon moment et je peine à mettre les mots justes sur l'incroyable sentiment de vide que ça m'a laissé..
Malheureusement, aimer profondément ce que l'on fait ne suffit pas pour correctement l'exercer: il faut aussi avoir les connaissances et la capacité.

Est-ce que pour vous tout est venu naturellement ? 
Avez-vous tout appris dans les livres, à l'université, par vos pairs, avec le temps?
 
J'aimerais être aussi sûre de moi que la plupart de mes camarades de cohorte qui semblent déjà se voir comme d'excellents enseignants.
Je crois que pour moi, il va falloir que l'on me montre et que l'on me dise que oui, même si ça n'arrive pas par magie, avec de la volonté on peut réussir à bien l'exercer, ce métier. .

lundi 18 avril 2011

$%&(%%&*$?% !

Tsé là, quand tu viens de passer 30 minutes à taper un message et que blogger décide de planter et de ne pas l'enregistrer.

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa


L'apprentie, suppléante comblée, mais blogueuse frustrée, ne va pas tarder à aller se coucher (oui il est 19h30, et ?)